Publié le 01 octobre 2026 - Temps de lecture estimé: 4min
Aniimo, le nouveau phénomène qui séduit déjà les joueurs
À peine quelques jours après sa sortie, Aniimo s’est déjà fait une place parmi les jeux les plus joués du moment. Entre exploration, créatures à collectionner, personnalisation et système de fusion, le nouveau RPG de Pawprint Studio avait de quoi attirer les curieux. Et pour l’instant, le pari semble plutôt réussi.

Sorti le 16 septembre sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series, puis le 23 septembre sur iOS et Android, Aniimo n’aura pas mis longtemps à faire parler de lui.
Sur le papier, le concept paraît familier : un immense monde à explorer et tout un tas de petites créatures à rencontrer, capturer et faire combattre. Difficile évidemment de ne pas penser à Pokémon. Mais une fois les premières heures passées dans le monde d’Idylle, Aniimo montre qu’il ne cherche pas seulement à reprendre une formule qui fonctionne déjà.
Les aniimo, véritables stars du jeu
Sans grande surprise, ce sont eux qui donnent tout son intérêt à l’aventure. Les Aniimo sont les créatures qui peuplent Idylle et que l’on rencontre progressivement en explorant ses différentes régions.
Ils ne sont cependant pas là uniquement pour remplir l’Aniimopédia. Chaque Aniimo possède ses propres caractéristiques et peut occuper un rôle différent au sein d’une équipe. Certains sont davantage orientés vers les dégâts, d’autres vers le soin, le soutien, la régénération ou encore la rupture.
Le jeu compte également neuf éléments : Feu, Eau, Glace, Herbe, Électrique, Roche, Vent, Ténèbres et Sacré. Au fil de l’aventure, il devient donc intéressant de réfléchir aux Aniimo que l’on souhaite garder dans son équipe et à la manière dont leurs capacités peuvent se compléter.
Leur évolution apporte une autre dimension à la collection. Le wiki officiel distingue trois stades, Lumin, Gamma et Nova, qui permettent de voir les créatures évoluer au cours de notre aventure. Et forcément, lorsque l’on commence à s’attacher à l’un d’entre eux, le voir changer progressivement rend l’expérience beaucoup plus satisfaisante.
Certaines espèces possèdent aussi plusieurs formes. Elles peuvent notamment varier en fonction de leur habitat. C’est par exemple le cas d’Ignitis, qui dispose d’une forme basique, d’une forme forêt, d’une forme des hauts plateaux mais également d’une forme Prismana.
Ces Aniimo Prismana, beaucoup plus particuliers, ajoutent encore quelque chose à rechercher pour les collectionneurs. Le jeu récompense d’ailleurs directement la capture et la découverte de nouvelles créatures à travers l’Aniimopédia.
Mais Aniimo ne veut surtout pas que ses créatures ressemblent à de simples objets à collectionner. Pawprint Studio explique avoir travaillé sur leurs comportements, leurs familles et leur manière de vivre dans Idylle afin qu’elles donnent réellement l’impression d’appartenir au monde que l’on explore.
Et si, au lieu de contrôler un Aniimo, on devenait l’Aniimo ?
C’est probablement là que le jeu possède l’une de ses idées les plus intéressantes.
Grâce au système de Twining, notre personnage peut créer un lien avec un Aniimo et directement prendre sa forme. On ne reste donc pas simplement derrière notre créature en lui donnant des ordres : on peut véritablement devenir l’Aniimo et utiliser ses capacités.
Cette mécanique sert évidemment pendant les combats, mais elle prend aussi tout son sens pendant l’exploration. Chaque créature possède ses propres particularités et permet de découvrir Idylle différemment.
Les développeurs expliquent même avoir voulu permettre au joueur de redécouvrir le continent depuis le point de vue des Aniimo, à travers leurs yeux, leurs ailes ou leurs sens.
C’est une idée toute simple sur le papier, mais qui permet à Aniimo de commencer à se détacher des autres jeux de capture de créatures.

Un monde qui donne envie d’être exploré
Tout cela prend place sur Idylle, un vaste continent en monde ouvert.
L’exploration fait partie intégrante du jeu : rencontrer de nouveaux Aniimo, rechercher certaines formes, récupérer des ressources ou simplement découvrir de nouveaux endroits pousse régulièrement à quitter le chemin principal.
Aniimo ne se limite d’ailleurs pas à une aventure entièrement solitaire. Il propose également des fonctionnalités multijoueurs, de la coopération et des affrontements entre joueurs.
Tout cela donne au jeu un côté particulièrement complet, parfois même un peu impressionnant lorsque l’on découvre toutes ses mécaniques pour la première fois.
Un lancement difficile à ignorer
Avant même sa sortie, Aniimo avait déjà réussi à attirer énormément de monde. Les préinscriptions mondiales ont dépassé les 40 millions au moment du lancement de la version mobile.
Mais c’est surtout sur Steam que l’on peut réellement mesurer l’ampleur de son démarrage.
Le 20 septembre, Aniimo a atteint un pic de 168 260 joueurs connectés simultanément sur Steam. Un chiffre particulièrement impressionnant pour une toute nouvelle licence, d’autant plus qu’il ne représente évidemment pas les joueurs présents sur les autres plateformes.
Le choix du free-to-play aide probablement beaucoup. Le jeu peut être téléchargé gratuitement, ce qui permet à n’importe qui de tenter l’expérience avant de décider s’il souhaite réellement s’y investir.
Depuis le 23 septembre, la sortie sur smartphones lui ouvre également un public encore plus large. La progression peut être partagée entre les différentes plateformes au sein d’un même serveur : il est donc possible de commencer une partie sur PC ou console puis de retrouver son personnage, ses ressources et son équipe sur mobile.
Un succès qui n’empêche pas les critiques
Tout n’est cependant pas parfait.
La monétisation est notamment l’un des sujets qui revient dans les critiques de certains joueurs. Aniimo étant un jeu gratuit avec des achats intégrés, son modèle économique ne fait pas l’unanimité.
Les premiers jours avaient d’ailleurs été assez mouvementés du côté des évaluations Steam. Depuis, la situation semble s’être améliorée : au moment où nous écrivons ces lignes, les évaluations anglophones affichées par Steam sont « plutôt positives », avec 74 % d’avis positifs sur près de 8 000 évaluations anglophones recensées par la plateforme.
Pawprint Studio semble en tout cas conscient des attentes de sa communauté. Avant même le lancement, l’équipe expliquait avoir modifié plusieurs mécaniques à la suite des retours obtenus pendant les différentes phases de test, notamment la capture de certains Aniimo rares et légendaires ainsi que plusieurs éléments liés à leur entraînement.

Simple phénomène du moment ou nouvelle licence qui va s’installer ?
Moins de deux semaines après sa sortie, il serait évidemment trop tôt pour savoir jusqu’où Aniimo ira.
Mais son lancement a déjà réussi quelque chose d’important : attirer l’attention dans un genre où il est très difficile d’exister sans être immédiatement comparé à Pokémon ou Palworld.
Aniimo reprend certains codes que les amateurs de jeux de créatures connaissent déjà très bien, mais le Twining, les différentes formes des Aniimo, l’importance de l’exploration et la personnalisation lui permettent peu à peu de construire sa propre identité.
Reste maintenant à voir si Pawprint Studio arrivera à maintenir l’intérêt des joueurs avec les prochaines mises à jour.
Une chose est sûre : avec plus de 168 000 joueurs connectés simultanément sur Steam à son meilleur moment, Aniimo a réussi son entrée en scène.
Et pour les joueurs qui aiment explorer chaque recoin d’une carte simplement parce qu’une créature rare pourrait s’y cacher, le voyage à travers Idylle risque d’être long.
