
Dressmaker, le jeu de couture qui cartonne sur Steam
Trois semaines après sa sortie, Dressmaker confirme son succès. Entre confection de robes, liberté créative et réalisations impressionnantes partagées en ligne, le jeu de Cozy Lives a trouvé son public. Mais derrière cet atelier virtuel se cache aussi une histoire : celle d’un développeur et de sa compagne, dont la passion pour la couture a donné naissance au projet.
Sorti le 21 septembre 2026 sur PC et Mac, Dressmaker propose de confectionner des robes étape par étape, du choix des tissus jusqu’aux dernières décorations. Au 14 octobre, sa page Steam affiche 10 049 évaluations en anglais, dont 98 % sont positives, avec la mention « extrêmement positives ». Un accueil qui confirme l’enthousiasme des premiers jours.
À l’origine du jeu, une passion partagée
Derrière Dressmaker, on retrouve Jonathan Hau-Yoon, cocréateur de Terra Nil, et sa compagne Sabrina Becker, artiste et passionnée de couture et d’histoire du costume.
Sabrina souhaitait se consacrer professionnellement à la création de costumes, mais le syndrome d’Ehlers-Danlos, une maladie chronique, l’a contrainte à renoncer à cette voie. Le projet est né du désir de Jonathan de lui permettre de continuer à exprimer cette passion à travers leur autre intérêt commun : les jeux vidéo. Ensemble, ils ont imaginé une première version de cet atelier numérique.
Dans un entretien accordé à Engadget, Jonathan raconte que Sabrina portait une robe qu’elle avait confectionnée elle-même lorsqu’ils se sont rencontrés. Au fil des années, elle lui a fait découvrir les techniques de couture, l’histoire des vêtements et toute une communauté de créateurs.
Son idée : retrouver cette liberté de fabriquer une robe sur mesure dans un jeu, sans devoir acheter une machine, des tissus ou disposer d’un espace de travail. Sabrina a aussi participé aux choix de conception, apportant son expertise pour guider le projet.
Un petit prototype devenu un projet attendu
Au départ, Dressmaker devait rester un projet réalisé à côté du travail de Jonathan. Mais une vidéo montrant ses premières mécaniques a changé la donne : elle a cumulé plus de 600 000 vues sur TikTok et Instagram, alors que le jeu n’avait même pas encore de nom.
Face aux demandes des internautes, Jonathan a présenté le concept à Free Lives, son studio. Avec Ruan Rothmann et Sara Laubscher, il a développé en trois semaines un prototype plus complet, publié sur itch.io. Les créations et les retours enthousiastes des joueurs ont ensuite convaincu le studio de lancer la production du jeu.
L’intérêt s’est prolongé jusqu’à la sortie : Dressmaker avait dépassé les 400 000 ajouts en liste de souhaits, selon Pixelkin. Dès le 22 septembre, GamesRadar+ le signalait à la neuvième place des meilleures ventes mondiales sur Steam.

La créativité des joueurs fait le reste
Dans l’atelier, il faut disposer les patrons, découper le tissu, assembler les pièces à la machine et personnaliser le résultat. Boutons, nœuds, dentelle et appliqués permettent de donner à chaque robe son propre style. Les créations peuvent répondre aux demandes des habitants ou être exposées en vitrine.
Et certains joueurs poussent l’exercice très loin. GamesRadar+ a notamment présenté des robes inspirées de La Nuit étoilée de Van Gogh, de La Joconde et des ailes d’un papillon monarque. Des réalisations qui montrent à quel point la communauté s’est approprié les outils du jeu.
Un atelier qui continue de grandir
En octobre, les joueurs commencent également à enrichir l’expérience avec des mods communautaires. Parmi eux, Halloween Expansion, publié sur Nexus Mods le 7 octobre, propose des éléments visuels et des commandes supplémentaires.
Le succès de Dressmaker donne ainsi une autre dimension à son histoire. Pensé pour rendre la création de robes accessible et prolonger une passion, le projet est devenu un atelier partagé par des milliers de joueurs. À voir les tenues qui continuent de circuler en ligne, ils ont encore beaucoup d’idées à lui confier.
