Publié le 13 octobre 2026 - Temps de lecture estimé: 7 min

Guillaume Mindset (@guillaumemindset) est devenu en un an et demi l'une des voix les plus authentiques de la manifestation consciente francophone. 

Shooting photo réalisé pour Embodia Magazine: @picsbyjuliette

−15 kg. 
0 régime. 
0 sport. 
100 % mental.

Dans une communauté internationale dominée par les contenus anglophones, Guillaume a réussi l'exploit : créer une vraie communauté francophone autour de la loi de l'Assomption, cette approche popularisée par Neville Goddard qui affirme que nos convictions profondes créent notre réalité. 

Sur TikTok et YouTube, il ne ressemble à aucun autre coach en manifestation. Avec des centaines de milliers de vues sur ses vidéos, Guillaume a bâti sa réputation sur une chose rare dans cette sphère : l'honnêteté brute. Et des résultats tout aussi brutaux.

Pas de promesses miracles en 21 jours, pas de "high vibe only". Guillaume te dira les choses comme elles sont : "Tes pensées créent ta réalité. PERIOD.". 

Dans une niche saturée de discours positifs superficiels, de méthodes rocambolesques et de règles mystico-gélatineuses, Guillaume détonne. Et c'est exactement pour ça que sa communauté l'adore.

Cette approche sans bullshit, Guillaume l'a forgée à partir de son propre vécu. . Un vécu où sa sexualité, son rapport au corps et sa différence assumée ont été à la fois le déclencheur de la douleur et le point de départ de sa reconstruction.

À 20 ans, en surpoids depuis le collège, enchaînant les yo-yo et la souffrance des régimes restrictifs, il découvre la manifestation lors d'un séjour aux États-Unis. Le résultat ? Spectaculaire : -15 kilos en quelques semaines sans rien changer physiquement.

Pas de sport, pas de régime, pas de comptage de calories. Juste son mental reprogrammé.

Aujourd'hui auto-entrepreneur à plein temps, il partage son parcours sans filtre. Ses success stories ? Elles inondent ses commentaires chaque semaine. On devrait fuir ce discours sans compromis... mais qu'est-ce qu'on l'écoute, notre coach de manifestation préféré !

Guillaume, commençons par le début. Qui es-tu et d'où viens-tu ?

Je m’appelle Guillaume, j’ai 24 ans. Je suis né dans l’Essonne, mais j’ai passé les dix premières années de ma vie dans le sud de la France, près de Nice. Je suis ensuite revenu en région parisienne à l’âge de 11 ans, où je vis encore aujourd’hui.

 

Cela fait maintenant un an et demi que je travaille à plein temps sur les réseaux sociaux, en tant qu’auto-entrepreneur, et j’ai récemment créé mon entreprise. Mon domaine, c’est la manifestation, la reprogrammation mentale et l’impact de nos croyances sur la réalité que nous vivons. Je suis convaincu que tout part de là : la manière dont une personne pense, se perçoit et perçoit le monde influence directement ce qu’elle attire et ce qu’elle vit.

C’est une réalité que l’on retrouve dans tous les domaines : les relations amicales, l’amour, le travail, l’argent. Pour moi, aucun aspect de notre vie n’échappe à l’influence de nos croyances.

C’est là toute mon expertise : aider à transformer ses croyances pour transformer sa vie. Et si j’en parle avec autant de conviction, c’est parce que je l’ai moi-même vécu, dans plusieurs domaines, à commencer par la perte de poids.

Peux tu nous raconter ton parcours avec le poids? 

Mes difficultés avec le poids ont commencé tôt. Enfant, j’étais mince, avec un poids tout à fait normal. C’est au collège que tout a basculé. On me dit souvent que c’était l’adolescence, une phase comme une autre. Mais autour de moi, je voyais bien que ce n’était pas si simple : j’étais le seul à prendre autant de poids. Avec le recul, je crois que cela avait un lien profond avec ma sexualité. Je me sentais différent, inférieur, incompris.

Je n’ai pas le souvenir de m’être réfugié dans la nourriture. Ce que je portais, c’était avant tout un poids intérieur. Un mal-être diffus, une charge mentale et émotionnelle qui, peu à peu, a fini par s’inscrire dans mon corps. Comme si ce poids invisible était devenu physique.

 

Puis sont venues les moqueries, qui ont aggravé ce que je ressentais déjà. Elles ont ancré en moi des croyances violentes, presque définitives : que j’étais gros, que j’étais à part, que je serais toujours différent. Ma sexualité avait déjà creusé cette sensation de décalage ; mon poids n’a fait qu’en rajouter une couche, en rendant ce malaise visible aux yeux de tous.

Tu as déjà essayé de perdre du poids ? 

Après le collège, j’ai enchaîné les variations de poids. Je grossissais, je maigrissais, puis je reprenais tout. 

À 19 ans, il y a eu une rechute plus violente que les autres : j’ai repris quinze kilos, et cette fois, tout est revenu avec: le manque d’estime de soi, le poids mental, les croyances limitantes… tout a ressurgi à un moment où je devais justement prendre des décisions importantes pour ma vie.

À cette époque, j’étais entré dans une logique de contrôle permanent. Je comptais mes calories, je me privais, je m’interdisais certains aliments, parfois même certaines sorties. J’avais construit toute une stratégie de lutte contre mon poids, comme s’il s’agissait d’un ennemi à combattre. Avec le recul, je comprends que c’était une erreur. Le vrai travail n’était pas de lutter contre les conséquences, mais d’aller transformer la cause. Mon problème n’était pas seulement physique : il était enraciné beaucoup plus profondément, dans mes croyances, dans mon rapport à moi-même, dans tout ce que je portais intérieurement.

J’ai vécu ces variations de poids pendant des années. Quand tout allait bien dans ma vie, je parvenais à faire attention à ce que je mangeais sans tomber dans une forme d’obsession. Mais la vie n’est jamais linéaire : il y a des périodes plus instables, des décisions stressantes à prendre, des saisons plus lourdes que d’autres. 

L’hiver, par exemple, changeait beaucoup de choses : on sort moins, on expose moins son corps, on se relâche plus facilement. Et c’est là que je recommençais à me dire que ce n’était pas grave de manger un peu plus, jusqu’à retomber, peu à peu, dans la prise de poids.

C’était devenu une véritable boucle infernale. Je parvenais à perdre du poids par la seule force de ma volonté, mais toujours dans l’effort, la contrainte et la souffrance. Rien n’était apaisé, rien n’était durable. Au moindre stress, au moindre déséquilibre autour de moi, cette discipline ne tenait plus. C’est comme ça que j’ai enchaîné les hauts et les bas pendant des années, jusqu’à mon départ aux États-Unis.

Qu'est-ce qui s'est passé une fois aux États-Unis ? Tu avais déjà pris 15 kilos en quelques mois ?

J'avais à peu près 20 ans, je suis parti trois mois là-bas pour mes études. Et c'est là-bas que j'ai découvert la manifestation. 

C'est là que j'ai compris pourquoi je faisais des yo-yo depuis des années. Le déclencheur exact, on ne le saura jamais, mais il y avait des indices : ce truc de différence que je ressentais, ce poids mental devenu poids physique. Ensuite je m'étais défini. Je suis gros. J'ai un métabolisme de merde. Je suis différent. Je dois souffrir. 

L'identification, c'est ce qu'il y a de pire comme de meilleur. C'est ce qui te sauve ou ce qui te fait retomber dedans. 

Et concrètement, qu'est-ce que tu as commencé à faire ?

Simplement, j'ai commencé à penser depuis la version de moi qui avait déjà perdu du poids, qui était bien avec son corps et qui aimait son corps (alors que je ne l'avais jamais aimé, à cause des yo-yo). 

Mon corps m'avait montré au fil du temps qu'il gardait des marques : un peu de poitrine qui tombait, des zones qui avaient pris du poids avant. Je faisais un peu de sport, mais c'était purement athlétique, remise en forme, cardio, pas de musculature. Donc mon corps me disait : tu ne pourras jamais être skinny, tu as les seins qui tombent. Et au final, même ça, ça m'a donné tort. Je ne sais pas ce qui s'est passé physiquement, mais ma croyance a fait qu'après je suis devenu plat, totalement plat. Je n'avais plus ces marques de prise de poids. 

Comment tu faisais au quotidien ?

Ce que j'ai fait, c'est juste changer ma façon de penser. À chaque fois que ça touchait à mon corps, je changeais mes pensées. Comme j'avais une mauvaise relation avec la nourriture ( je voyais ça comme une guerre) et avec le sport (j'avais honte d'y aller), j'avais l'impression d'être une boule au milieu des autres. 

Donc, physiquement, ce qui a changé en premier : j'ai perdu 15 kilos en quelques semaines, sans changer mon alimentation, sans faire de sport. Et j'ai eu une perte de faim soudaine et saine. Au lieu de manger quatre casseroles, j'en mangeais deux, puis une. 

Naturellement. Sans me forcer. 

Comment tu relativises ce que tu vois dans le miroir ?

En tant que personne en surpoids, tu penses à ton corps tout le temps. Tu le vois le matin, le soir, à chaque fois que tu ouvres la bouche pour manger, à chaque fois que tu t'habilles, à chaque fois que tu baisses la tête. 

Mon corps était mon premier obstacle, parce que je le voyais en permanence. Mais c'est totalement possible de changer tes croyances, même quand c'est quelque chose que tu vois en permanence. Ton subconscient, lui, ne voit pas. C'est ça, la clé. 

Tu visualisais ? Tu avais des affirmations écrites ?

Non. Je n'ai jamais été quelqu'un qui visualise:  je n'ai jamais réussi. Faites un doigt à tous ceux qui vous disent qu'il faut absolument être précis. On n'a pas tous la même façon de fonctionner. 

On est en 2026, il faut comprendre qu'on est tous différents en termes de conscience. La science a montré qu'on ne visualise pas tous de la même façon. Le test classique : on demande à un groupe d'imaginer une pomme. Certains la voient nettement, presque en couleur. D'autres en aperçoivent à peine les contours. Et d'autres, rien du tout, ce qu'on appelle l'aphantasie. Donc si ta façon de visualiser ne te parle pas, pas la peine de t'y forcer. 

 Ce qui compte, c'est dans quelle version de toi tu retombes : celle qui a déjà son corps de rêve, ou celle qui est grosse. 

Du coup, comment tu procédais ?

Je n'avais pas de technique particulière. J'entretenais mon discours intérieur. C'est documenté en psychologie cognitive : quand tu te concentres mentalement sur quelque chose, ton attention devient sélective, et ton esprit filtre la réalité à travers ce prisme-là. C'est ce qu'on appelle les biais cognitifs : tu remarques davantage ce qui confirme ce que tu penses, et tu rationalises ce qui le contredit. 

Tu n'es pas obligé de construire ces habitudes toi-même. Que ce soit en visualisant ou en affirmant, tu dois juste penser. Parce que c'est ça qui crée ta réalité. C'est comme ça que tu programmes ton subconscient. Pas avec des visualisations où tu ne peux pas fermer les yeux 24 heures sur 24; par contre, tu penses 24 heures sur 24.

D'où le fait qu'on se reprogramme en permanence.

Concrètement, tu te disais quoi ?

Aussitôt que je pensais négativement, parce que c'était ma première réaction quand je voyais mon corps, je me reprenais immédiatement. 

Mon corps est dégueulasse ? Non, il est incroyable. 

Je n'ai pas perdu ? Si, je perds facilement. 

Et au fur et à mesure, ces choses se sont créées, ces habitudes sont arrivées. Du jour au lendemain, j'ai eu cette perte de faim. Quelques mois plus tard, j'avais déjà perdu mes 15 kilos, et j'ai repris le sport; cette fois, par pur plaisir, et non pas comme une corvée liée au yo-yo.

Et la nourriture, comment tu gérais ?

J'ai toujours été un gourmand. J'ai toujours aimé les sauces, les frites. Pour moi, la vie n'est pas faite pour souffrir. Intérieurement, je savais qu'il devait y avoir une solution.

Cette solution, je l'ai trouvée avec la loi de l'Assomption. Depuis ce jour-là, jamais je ne me suis empêché de manger. Naturellement, j'ai commencé à aimer les légumes.

Quand j'ai habité seul un peu moins d'un an après ma perte — ça a été un test grandeur nature —, naturellement aussi, j'ai commencé à aimer les bonnes habitudes. Elles se sont présentées à moi. Pourquoi pas manger de la salade ? Cette habitude s'est inscrite dans l'identité que j'entretenais tous les jours.

Dans quel ordre tout cela s'est-il produit ? 

Trois phases. 

D'abord, j'ai perdu du poids par perte de faim. 

Ensuite, j'ai ré-aimé le sport. 

Enfin, j'ai ré-aimé les bons aliments.

Les aliments, tu ne peux pas les aimer tant que tu n'es pas mentalement programmé à comprendre que c'est bon pour toi. C'est mon subconscient qui m'a dirigé vers ces habitudes, parce que je pensais comme quelqu'un qui aime son corps. 

Et ça ne m'empêche pas de me taper un ou deux McDo par semaine, quand l'envie est là. 

Et si quelqu'un commence aujourd'hui, il fait quoi ?

Avant, je m'obligeais à faire des choses pour perdre du poids. Je me forçais. C'était mon identité de je-suis-gros. Une fois que j'ai pensé que j'avais mon corps de rêve, que j'aimais mon corps, et que je me reprenais à chaque pensée négative, plus rien ne s'est fait par la force. 

Tout s'est fait naturellement.

Pour toi, quel est le point commun à toutes les personnes qui veulent perdre ?

Quand tu es en surpoids, ta santé te bouffe l'esprit. C'est le premier truc auquel tu penses ; qu'il s'agisse de kilos en trop, d'une tumeur que tu ne vois pas, ou de n'importe quoi d'autre. Si ça touche à ta santé, tu ne penses à rien d'autre. Moi, j'étais un poids pour moi-même. 

Est-ce que tu t'empêchais de faire des choses ? Sortir, voir des gens ?

Non. Tout a commencé grâce à ma sexualité, qui m'a détruit très rapidement mais qui m'a construit aussi très rapidement. Comprendre que j'étais différent et gros a été un déclic. J'étais bien entouré de personnes queer quand j'étais plus jeune, ma sexualité a été un peu ma force. 

Ça l'est encore aujourd'hui, ça fait partie de mon branding : je suis extraverti, je suis moi-même, et je n'ai pas peur d'être différent. Je ne me suis jamais empêché de sortir. Mais intérieurement, j'étais bouffé. Donc mes pensées n'étaient pas alignées avec ce que je faisais. 

Tu peux nous parler de l'histoire du jean ?

J'ai mis deux ans et demi à changer de jean. J'ai fait une vidéo TikTok là-dessus, qui est encore disponible si on scrolle bien avant. 

Je l'affirme : c'était la première fois en deux ans et demi que je rachetais un jean. Ma seule raison, ce n'était pas l'argent : c'était la peur de regrossir. La honte d'acheter un jean alors que je savais que je pourrais reprendre du poids. Pourquoi ? Parce que c'est ce que j'avais toujours vécu : perdre, reprendre, acheter des vêtements, ne plus y rentrer.

Comment tu décrirais ce décalage entre ton corps et ton regard ?

Mon œil a mis du temps à comprendre que c'était bon, que j'avais perdu le poids, et qu'il était safe maintenant d'acheter des vêtements comme je suis. C'était à la fois un défi et un plaisir : voir que mon jean était trop grand, c'était une victoire. Le vrai shift, ça a été le jour où j'ai acheté mon nouveau jean, deux ans et demi après.

Si on résume, c'est quoi le geste le plus important ?

La reprogrammation, elle se passe tout le temps. Tu penses tout le temps, il faut donc te reprendre tout le temps. 

Quand tu manges, quand tu te vois dans le miroir, quand tu te compares. Pour nous qui venons d'un corps gros, ça paraît tout le temps, parce que c'est une insécurité, surtout pendant les repas. 

Pendant un an, un an et demi, à chaque repas, je me suis contredit positivement pendant 30 minutes, une heure. Et c'est épuisant mentalement. Mais tu t'étais déjà épuisé mentalement à penser négativement pour te programmer comme gros (métabolisme de merde, pas de solution...).

Donc, autant faire l'inverse. 

Et ça s'arrête quand ?

Une fois que ton cerveau est câblé dans le bon sens et bien reprogrammé, tu vas avoir des résultats. Naturellement, tu commences à perdre du poids, à avoir de meilleures habitudes. 

Tu es en mode « c'est bon, je suis reprogrammé ».

 Mais même quand tu commences à avoir des résultats, il faut continuer. En fait, il faut continuer jusqu'à temps qu'il n'y ait plus cette voix. 

Et c'est un choix. 

Et aujourd'hui, plusieurs années après ?

Maintenant, avec l'évolution, je me suis manifesté du muscle.

Ça continue, parce que tu crées ta réalité en permanence, que ce soit dans tes finances, ton corps ou l'amour, c'est toujours le reflet de ce que tu penses.

A force de penser que j'aime mon corps, je suis sincèrement tombé amoureux du sport. 

Je manifeste  en permanance une prise de muscle et un bon métabolisme.

Ton entourage te dit quoi quand tu penses à toi comme quelqu'un de mince alors que physiquement ce n'est pas le cas ?  Certaines personnes mentionnaient le fait que tu était gros à ce moment là ? 

On m'a répété que j'étais gros. Ça, c'est sûr. Par contre, me dire que j'avais maigri, jamais. Ma famille ne m'a jamais fait la remarque.

Quand tu vois quelqu'un tous les jours, tu ne vois pas le changement. Celui qui te voit toutes les deux semaines, lui, il voit. 

Moi, je suis passé de tout à rien. Le reste, je m'en foutais. Ce qui comptait, c'est ce que moi, je pensais. 

Le dernier mot ? 

Un truc est sûr : une fois que tu changes ta façon de penser, que tu te reprogrammes en ta faveur, tout est stable. Il n'y a plus de yo-yo, il n'y a plus rien. Tu peux ressentir la peur, tu peux être effrayé d'un coup. Mais ce qui compte, c'est : qu'est-ce que tu continues de penser ?

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